Témoignage L'homme qui a vaincu le péché

                                                
 

L'homme qui a vaincu le péché

 

Drogué et avec un couteau dans la main, la délinquance était son style de vie pendant des années. Il a grandi dans l’un des quartiers les plus dangereux de Panama. En attaquant des touristes et des résidences, Julio Klinger attendait la mort d'un coup de poignard dans le dos, mais il a trouvé le Seigneur. Il a été sauvé et il est devenu un fidèle serviteur de Dieu.

 

 

Version amplifiée:

 

 

 

Il est resté perdu pendant trois ou quatre jours. Il ne lui importait même pas que sa famille ait faim. Il ne faisait même pas attention à sa compagne qui souffrait d’asthme. Cependant, elle a commencé à rechercher Dieu. Un frère, qui était son voisin « d'El Chorrillo », l'a invitée à l'église du Mouvement Missionnaire Mondial. Ana Yanire s’est mise à lire la Bible dans la maison même où son époux vendait de la drogue.

 

 

Progressivement, il a commencé à se rendre compte de la transformation de sa compagne, et il s'est résigné à la perdre. « Elle s'en ira avec un autre », pensait-il. Elle est allée dans une retraite de jeûne avec ses deux enfants. Là-bas, elle a raconté ses problèmes et les frères ont prié pour son mari. Un mois après, au petit matin, pendant que Julio consommait ses drogues, il crié à Dieu pour la première fois sans même le connaître.

 

 

Aujourd’hui, il boite un peu de la jambe gauche. Il raconte qu'il garde une marque profonde de cette époque où il vivait en bandes: une douleur constante au genou. C'est une blessure qui est devenue un malaise constant au cours du temps, héritage d'une étape sordide pleine d'alcool, de sexe et de drogue. Julio Klinger se souvient de cette blessure comme d'un passé où il en était même arrivé à oublier son nom et où il était connu tout simplement comme « Gallito ». Il était un combattant des rues, sans loi ni scrupules.

 

 

Il a grandi dans le redoutable quartier « d'El Chorrillo ». Placé dans le centre urbain de Panama et fondé en 1915 par des indigènes noirs des Antilles, ce lieu est ensuite devenu un grand taudis, avec des bandes qui disputaient ses rues et commerces illégaux. Il demeure aujourd'hui aussi dangereux qu'il y a 30 ans.

 

Klinger se souvient : « Je suis né à El Chorrillo le 15 août 1961 ». Son foyer manquait de figure paternelle, de sorte que sa mère assumait la responsabilité d'élever Julio et ses deux autres enfants, Gisela et José. Il découvrirait postérieurement que sa mère avait été adoptée par ses grands-parents. Ses origines se sont ainsi perdues.

 

 

Julio a perdu l'innocence avec ses 13 ans. Il a commencé par inhaler du thinner, en détruisant ses poumons. C'était le début d'un parcours vers la perdition et le crime. Il ne s'est pas passé beaucoup de temps pour qu'il soit impliqué dans des chapardages. Il avoue : « Je n'en avais pas besoin car ma mère travaillait dans le Canal de Panama, donc elle me donnait ce dont j'avais besoin, mais les mauvaises influences soumettaient peu à peu ma volonté. »

La drogue et ses chaines.

 

 

 

A 16 ans, il a découvert que son beau-père introduisait des sacs de marihuana chez eux pour les vendre au quartier. Le commerce des drogues s'est installé juste à côté de sa chambre. En plus, Julio a vu comment cet homme adulte, étant pêcheur se transformait en assaillant de touristes, guettant ses victimes au Pont des Amériques.

 

Du jour au lendemain, sa mère lui offrait fréquemment des montres, des colliers et des bagues en or. Puis il a compris l'origine de cet argent : « Ma mère faisait aussi du trafic de drogue ». Ainsi, il a rejoint l'affaire.

 

 

Julio raconte : « J'étais souvent drogué, je vendais et consommait mon produit. Je volais chaque fois que j'en avais l'opportunité, surtout des touristes. Je savais qu'ils n'allaient pas rester longtemps ici, donc ils ne me dénonceraient pas, ne m’accuseraient pas, de sorte que je restais toujours libre. »

 

 

Quand finalement, il a été capturé et placé pour la première fois dans un centre de redressement, il n'est pas resté longtemps : il s'en est enfuit. De retour dans les rues, la police l’a capturé de nouveau et cette fois Julio a été placé à « la Escuela de Chapala » (au district d'Arraiján, dans la banlieue de la capitale). Mais comme la première fois, il s'en est enfui aussi.

 

 

Ayant acquis plus d'expérience et étant de plus en plus violent, Julio a décidé d'essayer de nouvelles drogues. La marihuana ne le satisfait plus, donc il a commencé avec des pastilles qu'il devait moudre, puis inhaler. Finalement, il est inévitablement devenu dépendant de la cocaïne.

Sa mère a essayé de le sauver et l’a envoyé à l'intérieur du pays, à Chitré, la capitale de la province d'Herrera. Malgré ses efforts, Julio recommençait ses affaires chaque fois qu'il retournait chez lui. Il attaquait des résidences et des touristes avec un couteau, avec lequel il se défendait aussi des bandes rivales.

 

 

La prison, sa torture.

A 19 ans, il a été saisi en volant des véhicules, étant armé. Cette fois-ci, il a été envoyé vers la prison de l'Île de Coiba, aussi connue comme « l'Île du Diable », placée sur les eaux distantes de l'Océan Pacifique et entourée par une mer pleine de requins. Il demeura en prison pendant 14 jours, mais personne n’ a porté plainte. Julio a alors essayé, de changer de vie.

Cependant, même s'il avait un enfant, né d'une relation de jeunesse, le jeune homme restait incontrôlable.

L'influence des rues le rattrapait toujours. Ce fut dans ce temps d'incertitude qu'il a rencontré la femme qui allait devenir son épouse. Tandis qu'il avait près de 21 ans, elle n’en avait que 15. Julio lui a avoué qu'il était déjà en couple et qu’il avait un fils, mais qu'il était en train de rompre avec cette relation.

 

 

Quelques mois après leur rencontre, le genou de Julio a été grièvement endommagé dans un combat de rue, ce que lui a causé une douleur constante jusqu' à aujourd'hui. « On m'a amené à l'hôpital mais j'ai été mal opéré, on m'a abîmé le tendon de la jambe. Je pleurais parce que je ne pouvais pas marcher, mais mon amie me rendait visite, elle se sentait désolée pour moi et elle a décidé de vivre avec moi et de prendre soin de moi sans que nous soyons mariés. »

 

 

C’est à ce moment qu’Ana Yanire a laissé ses grands-parents et, à 15 ans, elle a pris soin d'un compagnon blessé et qui n'avait apparemment pas de futur. Malgré son âge, elle démontrait une maturité qui a étonné l'indomptable criminel.

Cependant, après sa guérison, Julio a oublié tous les efforts de cette fille et il est tombé de nouveau sous l'influence des rues, en volant et en se droguant. Pendant ce temps, Ana Yanire est tombée enceinte et c’est ainsi que leur premier enfant, Julio, est né, et deux ans plus tard, le deuxième enfant, appelé Joël. Avec deux enfants, il s'est spécialisé dans la vente de drogues pour les soutenir financièrement.

 

 

Il est resté perdu pendant trois ou quatre jours. Il ne lui importait même pas que sa famille ait faim. Il ne faisait même pas attention à sa compagne qui souffrait d’asthme. Cependant, elle a commencé à rechercher Dieu. Un frère, qui était son voisin « d'El Chorrillo », l'a invitée à l'église du Mouvement Missionnaire Mondial. Ana Yanire s’est mise à lire la Bible dans la maison même où son époux vendait de la drogue.

 

 

Progressivement, il a commencé à se rendre compte de la transformation de sa compagne, et il s'est résigné à la perdre. « Elle s'en ira avec un autre », pensait-il. Elle est allée dans une retraite de jeûne avec ses deux enfants. Là-bas, elle a raconté ses problèmes et les frères ont prié pour son mari. Un mois après, au petit matin, pendant que Julio consommait ses drogues, il a appelé Dieu pour la première fois sans même le connaître.

 

 

Dieu, son salut

Il se souvient : « C'était bizarre. » Il y quelques années, il avait écouté la Parole à la prison à travers un meurtrier. Julio y a écouté le Psaume 51 : … «  délivre-moi du sang versé… » Julio raconte, « Cette partie m'avait plu, alors j'ai demandé à Dieu de ne plus porter d'armes car je ne voulais tuer personne, et je lui ai aussi demandé sa protection pour ne pas être tué. Il semble que le Seigneur m'a écouté et Il m'a protégé car je n'ai jamais tué personne ».

 

 

Avec le cœur dur mais désespéré, il eut envie de se suicider. Il se mit à entrer dans la mer et à marcher directement vers les vagues. Il voulait se noyer, mais soudain une lumière est apparue devant ses yeux. Il s'est arrêté et il s’en est retourné à la côte. Julio dit : « C'était Dieu qui m'envoyait des signaux, donc je devais l'écouter. »

 

 

« J'en ai marre de cette vie ! », a-t-il crié.

Un jour, alors qu’il parlait avec sa compagne, il lui a dit: « S'il te plaît, allons chercher les frères. » C'était un samedi, et ce soir-là, ils sont allés au culte de jeunes. Là, pendant le culte, une sœur lui a imposé les mains sur la tête tandis que d'autres frères l'aidaient à prier. Venu à l’autel, Julio a expérimenté la libération. Il avait 25 ans et Ana Yanire en avait 19.

 

 

Julio a demandé à Dieu de pouvoir sortir de ce monde de ténèbres et de trouver un emploi pour soutenir sa famille. Dix jours après être allé à l'église du MMM à « El Chorrillo », un ex-copain des rues qui vendait des drogues est allé lui rendre visite. Julio lui a répondu, « Tu ne peux pas entrer chez moi. »

 

 

 

 

Mais l'homme se retourna en promettant : « Tu es sérieux avec cette affaire, mais je peux obtenir un kilo de drogue pour que tu la vendes. » Pour se défendre, Julio répondit : « Que l'Eternel te réduise au silence. » Quinze jours après, l'homme mourut dans la rue.

 

 

 

 

 

Après un mois de conversion, Julio a eu un rêve : un homme l’invitait à prendre de la drogue, et lui, il refusait, mais c'était un avertissement. Il déclare : « Un homme qui avait été en prison avec moi est venu me chercher car il voulait échanger quelques choses pour de l'argent et de la drogue. »

 

 

 

 

 

Il raconte, « Je l’ai amené au commerce, mais je l’ai averti que je n'allais pas prendre de drogue et que j'allais seulement pour l'aider ce jour-là. Je suis alors allé avec lui, il est entré dans une maison, je l’attendais dehors. A ce moment-là, j'ai réfléchi et me suis dit : « Encore la même chose ! Alors, j'ai prié Dieu de ne plus jamais rencontrer cet homme et il a complètement disparu de ma vie. »

 

 

 

 

 

Six mois plus tard, Julio a été baptisé par le Pasteur Melvin Bryam. Ses enfants Yaziel et Aldair sont également nés. Julio a réussi à être admis pour travailler au Canal de Panama comme aide-assistant en l'hydrographie le 1 Mai 1987. C'était pour lui, la première démonstration du pouvoir du Seigneur.

 

 

 

 

 

Julio a aussi passé divers examens après avoué qu'il avait consommé des drogues. Il devait passer des examens tous les deux mois, mais les résultats ont toujours été négatifs, comme si son organisme n'avait jamais reçu de substances toxiques.

 

 

 

 

 

- « Vous dites la vérité, mais comment est-il possible? », lui ont-ils demandé.

- « C'est Christ qui m'a sauvé, c'est lui qui m'a guéri », a proclamé Julio.

 

 

 

 

Il affirme : « Je n'ai jamais fini l’école primaire, mais aujourd'hui je travaille dans un bureau comme chef de l'administration. »

 

 

 

 

M. Julio Klinger est maintenant Pasteur du district de « La Chorrera », du quartier « Balboa », et il est aussi président de « Jóvenes en Panamá » (Les Jeunes de Panama). Il a prêché et il a témoigné aux États-Unis et à Costa Rica.

 

 

 

 

 

« Tout cela est grâce à Dieu. » Une autre preuve de son grand pouvoir.

Encadré

 

 

 

Des moments durs

« Il y a sept ans, j'ai dû affronter un moment très dur : la mort de mon fils aîné. Il a été saisi avec de la drogue et il a subi un arrêt cardiaque. Il avait 23 ans et il avait 6 enfants qui venaient alors de perdre leur père. C'était mon fils issu de la relation que j’avais eue avant mon mariage. Après quelques mois, sa mère est morte tandis que sa sœur restait en prison. »

 

 

 

 

Le Pasteur Julio Klinger continue : « Beaucoup de choses se sont passés en un clin d'œil, mais Dieu m'a aidé de nouveau. C'étaient des mois difficiles, où j'ai dû rester fort et prier beaucoup pour avoir la force de continuer. Maintenant, je suis totalement dédié au Mouvement. Nous avons vu la main de Dieu et je n'oublierai jamais d'où Il m'a sauvé. »

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